Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Monique(s),Nicole, Jacqueline

La lettre à Helga

La lettre à Helga
Bergsveinn BIRGISSON

Traduit de l'islandais par Catherine Eyjólfsson

Ed Zulma

- Longue lettre de Bjarni Gislason de Kolkustadir à la seule femme qu’il a aimée.
C’est un homme simple, taillé dans la lave pétrifiée de sa terre d’Islande.
Superstitions et poésie. Très belle écriture.

Monique B

- Bjarni Gislason a vieilli .…. Avant qu’il ne soit trop tard il écrit cette « lettre à Helga », Helga qui fut son grand amour, celle à qui il a du renoncer, celle qui, malgré le désir et la passion, n’a pu l’arracher à cette terre islandaise, rivale sauvage ancrée dans les traditions.

Sacrifice ou sublimation , ce renoncement le prive non seulement de l’amour d’Helga mais aussi de l’enfant qu’il aurait pu reconnaître, s’il avait accepté de trahir ses racines …

Cette histoire d’un autre temps s’inscrit dans une nature sauvage et exigeante où l’homme s’incline et asservit son propre désir.

Monique M

- Une belle rencontre d’écriture, rude, sauvage,poétique... Belle écriture : c’est court, dense, juteux, sensuel, en accord avec ce qui est raconté...

Le personnage s’inscrit entre deux femmes : lunaire/solaire, stérile/mère, il reste "coincé" à mi-chemin, en miroir à l’opposition tradition/modernité, c’est bien vu, sans jugement. Absence de pathos et de psychologisation… ce n’est pas triste, ce n’est pas nostalgique, c’est bien documenté.
Au final, il en reste quelque chose de vivant, joyeux, charnel, animal.

Nicole B

- On ne peut qu’être séduit par ce petit roman bouleversant venu d’Islande qui se lit d’une
traite. C’est une très belle lettre d’amour que Bjarni, l’éleveur de brebis, écrit au soir de sa vie, à Helga, qu’il a ardemment aimée d’un amour impossible. Le narrateur se livre, sans concession aucune, à une étrange déclaration amoureuse d’une poignante sincérité et d’autant plus émouvante qu’il n’attend rien en retour, ravivant sa folle passion, ses moments de détresses profondes. Il décrit aussi l’âpreté de son existence, l’attention qu’il porte aux paysages de sa terre islandaise, à cette nature sauvage menacée par l’uniformisation mondiale.

Ce monologue saisissant est ainsi remarquable par ses accents de sincérité, par sa profonde humanité, et par la poésie qui en émane. Un roman inattendu qui a connu un immense succès dans les pays scandinaves et en Allemagne avant d’être traduit en français.

Jacqueline B

Commenter cet article