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Le jeudi 26 février à 20h, séance unique au cinéma Utopia à Montpellier, en partenariat avec Jazz à Junas :

Un film documentaire "Libérez les artistes"réalisé par Audrey Lasbleiz, suivi d'une rencontre avec Sarah Benillouche, réalisatrice du film "Des jours si jazzy" et avec des musiciens habitués du festival d'Uzeste.

Uzeste, petite bourgade de 440 habitants, pas vraiment le genre de lieu où l’on imagine un festival de jazz digne de ce nom. Pourtant, il y a les inconditionnels et les grands noms. Archie Shepp, Louis Sclavis, François Corneloup, Michel Portal, André Minvielle et naguère Claude Nougaro.
Créé à l’initiative de Bernard Lubat, multi-instrumentiste génial et engagé, Uzeste Musical accueille dans son village des musiciens de tous horizons depuis 33 ans.
Des musiciens, oui. Mais pas seulement… Et c’est là la clef de ce festival qui dérange certains élus locaux. Ces derniers ont parfois du mal à digérer l’espace de liberté intellectuelle que Bernard Lubat défend bec et ongles depuis le départ. Un festival "anti-commercial", qui se veut indépendant de la pression du showbiz jazzistique. Ainsi, chaque année la manifestation est un espace de création musicale, certes, mais aussi picturale et intellectuelle. Les interventions de penseurs, d’artistes en tout genre, de philosophes, de sociologues permettent un échange permanent avec le public. Le but est de faire réfléchir et de communiquer. Bernard Lubat veut réveiller les esprits… Alors évidemment dans une société de plus en plus molle, de plus en plus ancrée dans la consommation effrénée, convulsive et donc destructrice de réflexion, un réactionnaire comme M. Lubat ne peut s’empêcher de "l’ouvrir" !
Le documentaire va se construire autour du spectacle-phare programmé cette année : "L’Opéra Sauvage" mené par les membres de la Compagnie Lubat. Le message est simple : libérer les artistes, musiciens, conteurs, danseurs, artificiers que la société de consommation actuelle veut enfermer dans des clichés de vente. "Arrêter l’élevage intensif d’artistes sans consistance" me dit Bernard, nostalgique d’un passé où tout était encore possible, où le délire et l’improvisation pouvaient encore êtres acceptés par les producteurs, programmateurs, distributeurs. "Aujourd’hui les chanteurs ont une dévotion malsaine à l’égard de leur maison de disque. Ils sont aliénés au capitalisme."

Extrait de La gazette UTOPIA

Libérez les artistes

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