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Avec « Petit Piment », Alain Mabanckou renoue avec les enfants vagabonds de Pointe- Noire dans son Congo natal.

Moïse, Petit-Piment, vit depuis ses 3 mois, dans un orphelinat près de Pointe-Noire. L’institution, c’est sa famille, son cocon, bien que menée d’une main de fer par une direction corrompue. Quand la révolution amène le nouveau régime socialisme, tout change et la joyeuse ambiance créée, chaque samedi, par l’arrivée du Père Moupelo , est remplacée par les fastidieuses séances d’endoctrinement visant à produire de bons petits sujets au service du nouveau régime .Petit Piment finit par prendre la poudre d’escampette et rejoint les bandes turbulentes d’enfants errants de Pointe-Noire. Une porte de salut s’ouvre enfin grâce à « Maman Fiat 500 », maquerelle généreuse qui le prend en charge. Mais, privé de ce soutien, il finit par perdre la tête. Au fait, est-il si fou ?

Roman écrit avec la verve qui caractérise cet auteur : expressions imagées, situations cocasses voire absurdes, langue recherchée bien qu’elle prenne le ton de l’oralité, proche des traditionnels récits africains. Un bon moment de lecture.

Jacqueline B

Petit Piment

Alain Mabankou

Seuil

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Petit Piment, c’est l’histoire de Tokumisa Nzambe po Mose yamoyindo abotami namboka ya Bakoko (« Rendons grâce à Dieu, le Moïse noir est né sur la terre des ancêtres », en lingala), un gavroche congolais, orphelin de Pointe-Noire placé à sa naissance dans une institution religieuse avant que le socialisme ne la transforme en machine à produire de bons petits sujets au service du nouveau régime.

Surnommé « Petit Piment » après avoir vengé son ami Bonaventure, Moïse prend la poudre d’escampette en compagnie des terribles jumeaux sorciers Songi-Songi et Tala-Tala. Il doit alors apprendre à survivre parmi les gamins des rues.

Le salut viendra de Maman Fiat 500, maquerelle généreuse, et de ses « bordèles », qui le protégeront, jusqu’à l’opération « Pointe-Noire sans putes zaïroises » voulue par les autorités. La vie de Petit Piment bascule alors. Son esprit s’égare. Mais est-il si fou qu’il y paraît ?

A travers les pérégrinations de Petit ­Piment, c'est l'histoire du Congo des années 1960-1970, l'indépendance et la révolution socialiste, que le lecteur découvre en toile de fond.

A. Mabankou dresse aussi le portrait imagé d'un pays divisé par les ethnies et rongé par la corruption.
On retrouve le Mabankou romancier à l’écriture truculente et à l’imagination cocasse, celui qui écrit dans un français rehaussé d’expressions imagées, celui qui nous amuse en entraînant ses personnages dans des situations rocambolesques et absurdes.

Petit Piment garde tout au long du livre, et donc même à l'âge adulte, son œil et sa langue d'enfant, le point de vue et le parler de l'orphelin qu'il est au début du livre.

Paul W

Petit Piment
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