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À la fin des années 50 dans une petite ville de province, Rachel rencontre Pierre. Il la fascine, elle, cette employée de la Sécurité Sociale, pauvre et juive, lui qui vient de Paris avec “son charisme, son langage”.

Leur liaison est courte, mais si intense. Très tôt Pierre en a fixé la règle: je ne t’épouserai jamais. Il acceptera pourtant Christine l’enfant qu’il fit à Rachel. Il fixera sa nouvelle règle: je ne la reconnaîtrai pas.

Christine et son père se verront épisodiquement ;

Il y a peu de place dans ce roman pour les personnages secondaires. Christine Angot consacre son écriture à mettre à nu la relation mère/fille construite sur un amour inconditionnel puis sur la perte de cet amour, l’éloignement de la fille, l’acceptation de la mère dont la culpabilité silencieuse est immense. Elle avait été habitée par une telle passion pour cet homme qu’elle ne pouvait avoir conscience de sa force destructrice ni de ce qu’il avait fait pour l’anéantir.

C’est sur l’apaisement, la réconciliation que se termine le roman. Dans une langue précise, directe, Christine Angot dissèque cet “amour impossible” puisque “la séparation de vos deux mondes devait être établie et la supériorité du sien devait être maintenue bien au dessus” et affirme avec force le sentiment d’impunité que donne la naissance chez les nantis.

À lire vraiment

Isabelle L.

Un amour impossible

Christine Angot

Flammarion

Un amour impossible

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