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Dès les premières pages de son roman, l’auteur nous dévoile la signification de son titre. Sur l’île de Sulawesi en Indonésie, vivent les Toraja dont la vie est rythmée par des rites funéraires dont celui de déposer à l’intérieur du tronc d’un arbre les dépouilles des enfants morts très jeunes. L’écorce de l’arbre se referme sur ces petits corps et il continue de grandir permettant à l’âme de l’enfant de monter jusqu’au ciel. Le narrateur, un cinéaste quinquagénaire raconte à Eugène, son ami et producteur qui est atteint d’un cancer, l’histoire de l’arbre du pays TORAJA. Après le décès d’Eugène quelques semaines plus tard, le héros du roman va chercher à en savoir plus sur la maladie pour un projet de film. Il rencontrera Elena, un jeune médecin pour en discuter : « je me demande à ce propos si la maladie quand elle nous frappe peut-être considérée comme une porte que nous lui ouvrons intentionnellement ou non. En d’autres termes, est-il envisageable que nous tombions malades lorsque nous acceptons de laisser prendre une place de plus en plus grande à la mort…. »

Mais ce n’est pas seulement le sujet de la mort qui alimente la réflexion philosophique du narrateur, c'est aussi le vieillissement de son corps.

Malgré un sujet sombre, le récit se veut une victoire de la vie dans le souvenir de bons moments. Un beau moment de lecture qui nous accompagne bien après la fin du roman et qui nous rappelle à quel point la vie est précieuse.

Agnès C.

L'arbre du pays Toraja

Philippe Claudel

Stock

L'arbre du pays Toraja

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