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Trieste a trouvé en Claudio Magris son héros explorant obstinément la mémoire de cette ville-frontière. Présent cette année à la Comédie du livre, José LLulis LLop s’est imposé dans ce rôle pour Palma de Majorque posée comme un emblème de la condition insulaire. À la première personne avec Dans la cité engloutie puisque c’est au fil de ses souvenirs d’enfance, de jeunesse puis de maturité qu’il nous invite à la lecture d’auteurs majorquins.

À la rencontre aussi de visiteurs plus ou moins assidus : d’Albert Camus à Ava Gardner, de Miro aux marins de la sixième flotte américaine passeurs du jazz dans l’Espagne franquiste. Dans cette série de chroniques, un chapitre plongera dans le spleen ceux qui ont eu 20 ans dans  les années 70. Sur fond de Bob Dylan et de Stones on suit le LLop juvénile de café en boite de nuit dans la capitale des Baléares qui s’imposaient alors comme un poste avancé de Katmandou. Bref, c’est autant le portrait d’une ville que d’une génération que nous offre l’auteur. Résolument majorquin mais en rien « régional ».

G Lochard

José Carlos LLop, Dans la cité engloutie,  Jacqueline Chambon, 2013.

traduit de l'espagnol par : Jean-Marie SAINT-LU

Dans la cité engloutie
José Carlos Llop

José Carlos Llop

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