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7 Septembre 2026
Léonie Dantin, comédienne, raconte les détails de son comportement depuis toujours insultant, abusant des autres, qu’elle soit sur scène ou dans sa famille, ou encore brutalisant ses passions amoureuses délétères notamment avec le sculpteur Antoine Besançon suicidé à Guernesey.
Dès le début, Léonie annonce être frappée par la sentence médicale d’une maladie incurable. Elle continue à être méchante bien qu’elle ne puisse pas l’expliquer. « Aussi loin que je me souvienne, je voulais tuer tout le monde. « J’ai aimé Besançon je l’ai envoyé se faire foutre parce que j’étais méchante ». Si Léonie accepte sa mort imminente et la séparation avec son mari et ses enfants, elle veut revoir l’amour de sa vie, Besançon martyrisé qu’elle tente de rejoindre à Guernesey.
Le récit est court mais aussi tortueux. Léonie détaille sa méchanceté. Au bout du compte, elle apparait presque touchante, presque humaine. « Suis-je vraiment méchante ? Parfois je ne sais plus » dit-elle.
Le récit fonctionne par une mise en abîme : à la première personne (Léonie principalement) s’ajoute la voix narrative du journal écrit par sa fille Inès, adulte, recomposant la vie de sa mère. Ce qui indique au lecteur que les détails pourraient relever d’affabulation, de traitement des faits travestis pour mettre au jour une méchanceté dite féminine.
Alors pourquoi ne pas chanter la malveillance qui provoque un lecteur qui s’étonne et doit se mesurer aux élucidations provocatrices.
La mise en place d’une fiction à la lisière du « réalisme » et de la culture littéraire sur le prototype d’une Furie, la construction habile et originale du roman en font l’intérêt.
C.D
Chante méchante
Guillaume Sire
Calman Levy