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    C’est un roman dans lequel j’ai eu quelque peine à entrer : le Japon, une culture qui m’est étrangère, une narration qui emploie la métaphore, s’appuie sur des codes et des symboles d’un monde très éloigné. Et puis la magie opère et le personnage principal devient très attachant, dans sa difficulté à vivre, à établir des relations avec les femmes qu’il aime, mais qui ne font que passer dans sa vie.
On peut se demander si finalement le personnage principal est bien cet homme qui fait le fil rouge du roman ou les différentes femmes, amantes, amies et… je n’en dis pas plus pour ne pas dévoiler l’histoire.
 Autour de lui divers amis – japonais et européens, au passage quelques critiques sur ces européens qui ne savent que parler, ne connaissant pas le silence, notamment...- dont on découvre progressivement la complexité, avec quelquefois des postures iconoclastes. Tous sont traversés par des drames et des questions existentielles que ce roman poétique et philosophique nous fait partager : la vie et de la mort, l’éphémère, la transmission.  Avec en filigrane quelque chose que je ne peux que nommer du terme de beauté.
Méconnaissant la culture japonaise je ne peux me prononcer sur la fidélité, ou les écarts faits par l’autrice avec ce monde, mais cette lecture constitue un véritable voyage ailleurs, cette question de l’ailleurs étant une des questions que se pose le personnage principal.
Bien que traitant de sujets graves, ce roman laisse derrière lui une grande douceur et nous invite à continuer la méditation après l’avoir refermé.

NB

Une heure de ferveur

Muriel Barbery

Actes sud

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Muriel Barbery

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